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Episode n°14: Pourquoi être bienveillant pendant ta blessure sportive est un pari gagnant ?

Bonjour et bienvenue dans le podcast « Ta blessure, ta chance ». Dans cet épisode, nous allons parler de Bienveillance et de son importance dans l’épreuve de la blessure sportive mais aussi lors du retour à l’entrainement.

Qu’est-ce que la bienveillance et en quoi est-elle un pilier de l’enseignement du Yoga ? En quoi est-ce une clé pour la guérison de la blessure sportive ? Et ensuite, en quoi est-elle un atout dans le retour à la pratique sportive et dans la pratique sportive plus généralement ? Par quoi doit-elle être équilibrée pour prendre toute sa dimension ? Et nous terminerons par des clés directement actionnables : comment mettre facilement, en pratique, plus de bienveillance dans son quotidien et dans sa pratique sportive ? Et tout ça bien sûr en gardant en tête nos objectifs sportifs !
Autant de questions auxquelles je vais répondre dans cet épisode, pour t’aider à mieux vivre la période de la blessure à la lumière de la bienveillance mais également à t’en servir d’un atout pour ne plus te blesser.

Je t’invite bien sûr à t’abonner à ce podcast si tu l’apprécies, cela m’aide grandement à le faire connaitre et me fait extrêmement plaisir ! Et si tu as quelques instants, tu peux également le noter et laisser un commentaire… bienveillant ? Si tu n’es pas sur Apple podcast, tu peux laisser un commentaire sur Google. Soit en tant qu’auditeur du podcast ou peut-être en tant qu’élève si j’ai eu la chance de déjà te guider dans une pratique de Yoga. Il suffit d’aller trouver ma fiche Google en tapant « Anyes Yoga ».

1- Passons sans plus attendre au premier point que je souhaite aborder : Qu’est-ce que la bienveillance et pourquoi l’associe-t-on au Yoga ?
La bienveillance est définie comme une disposition d’esprit favorable à l’égard de quelqu’un, inclinant à l’indulgence et la compréhension envers autrui.
Mais cette définition peut également être appliquée à soi-même et c’est d’ailleurs ce qui m’intéresse davantage ici. Si la bienveillance avec autrui est bien sûr importante, c’est souvent celle avec nous-même qui nous fait défaut.
Réponds sincèrement : Es-tu bienveillant ou bienveillante avec toi-même c’est-à-dire fais-tu preuve d’indulgence et de compréhension lorsque tu rencontres des difficultés ? Ou es-tu sévère avec toi-même ? Comment te parles-tu intérieurement et parlerais-tu ainsi à quelqu’un que tu aimes ?
Bon, j’arrête avec mes questions mais parfois l’exigence envers nous-même, dans le domaine du sport et au-delà nous empêche de faire preuve de bienveillance avec nous-même. Or, les épreuves sont beaucoup plus douces à vivre lorsqu’on les éclaire à la lumière de la bienveillance. Alors pourquoi ne pas t’apporter ça toi-même ?

Tu l’auras compris, la bienveillance est une thématique qui m’est chère !
Et ça tombe bien, elle est centrale en Yoga. Pour faire simple, selon un des textes de références du Yoga, les « Yogas Sutras » de Patanjali, le Yoga comprend 8 branches : les règles de vie en sociétés appelé Yamas, les règles de vie personnelles appelées Niyamas, et puis les postures, la respiration, le retrait des sens, la concentration, la méditation et l’éveil. Je n’approfondis pas, le but n’est pas de faire un cours sur la philosophie du yoga mais tu peux voir qu’ elle renferme de nombreux enseignement dont je me sers dans ce podcast. La bienveillance, appelée Ahimsa est la première règle de vie de la première branche, les règles de vie en société ! Elle s’applique donc aux autres mais, je le répète, également à soi-même. On peut aussi la traduire par non-violence et on la retrouve dans de nombreux texte de la philosophie du Yoga.


2- Passons à présent au deuxième point qui m’intéresse :
En quoi la bienveillance est une clé pour la guérison de la blessure sportive ? Et une fois la blessure passée, en quoi est-elle un atout dans le retour à la pratique sportive et dans la pratique sportive plus généralement ? Tu vas voir que c’est un outil universel mais que la mettre en place pendant une blessure sportive est vraiment pertinent.

- Tout d’abord, la bienveillance est une clé pour que la première étape de la guérison de la blessure, la lucidité, se passe le mieux et le plus rapidement possible. Je m’explique !
Être lucide face à la situation de la blessure est une condition sine qua non pour guérir. Être lucide face à ce qui se passe en se disant « Je suis blessé(e), je vais devoir lever le pied, modifier mon entrainement » est une étape par laquelle il est nécessaire de passer pour avancer. Et elle est beaucoup plus facile à franchir si on décide de faire preuve de bienveillance envers son corps… On peut bien sûr continuer comme un « bourrin », en croisant les doigts pour que tout s’arrange par miracle mais c’est hélas rarement le cas ! Pour avoir expérimenté, c’est même bien évidemment contre-productif.

Pour illustrer ça, je vais te raconter une anecdote personnelle, pour te montrer à quel point je reviens de loin et j’étais déconnectée de la bienveillance envers moi-même. J’ai un peu honte mais tant pis, je mets ma fierté de côté ! Et je me sens capable de le raconter car j’ai fait beaucoup de chemin heureusement depuis toutes ces années.
A l’époque, je gérais assez mal mon entrainement au marathon, pas dans l’entrainement en lui-même, j’étais suivie par un super coach, mais au niveau de mes phases de récupération et de mon hygiène de vie. La récupération et l’hygiène de vie sont des sujets fondamentaux mais qu’on ne traitera pas dans cet épisode. Je me suis donc déchiré l’ischio-jambier un samedi après-midi et le soir, casi-impossible de mettre le pied par terre… Et moi, tête d’âne, le dimanche matin, je suis allé « courir » ou plutôt boitiller presque 3h, c’était ma sortie longue de préparation de marathon et pourtant j’ai fini en pleurant de douleur… Aucune lucidité, aucune bienveillance, un vrai déni auquel seule l’échographie que j’ai faite le lundi a mis un terme… S’il vous plait, ne me jugez pas, c’est une étape de ma vie qui était nécessaire et qui m’a aidé à arriver là où j’en suis… je répète, j’ai un peu honte mais si ça peut vous servir comme anti-exemple, alors tant pis, je dépasse ma peur du jugement.

- Dans le même esprit, la bienveillance est une clé pour une autre étape nécessaire à la guérison : l’acceptation.
Lorsque tu te blesses, tu souffres physiquement et psychologiquement. Or, si la douleur physique est pénible, la douleur psychologique est souvent particulièrement difficile à gérer.
Pourquoi ? Parce qu’à la souffrance primaire, souvent faite de tristesse et de déception, on rajoute et c’est naturel, une deuxième couche. On ressasse : Et si ? Et pourquoi ? On culpabilise : J’aurais dû/ pas du… On se sent vide : mais si je ne peux plus faire mon sport comme je veux, que vais-je devenir ? Bref, on crée un mur des lamentations qui nous empêche de voir les solutions au-delà de ce mur et nous enferme. Inutile de te dire que la bienveillance est un bâton de dynamite pour ce mur des lamentations ! Alors, c’est un bâton de dynamite pas toujours facile à allumer. Le mur est souvent résistant : on déconstruit un pan de mur et on en reconstruit un autre… Ce n’est pas un chemin linéaire mais là encore, il faut faire preuve de bienveillance et avancer à son rythme. Mais en cessant de te juger, de juger ce qui est arrivé, tu vas pouvoir faire diminuer cette souffrance secondaire. La souffrance primaire est donc normale, elle est créée par la situation et elle doit être accueillie mais par contre la souffrance secondaire, elle peut être évitée.
En désamorçant cette souffrance secondaire, je vais donc :
. Simplement me sentir mieux, ça c’est déjà cool !
. Accepter plus facilement ce que je ne peux pas contrôler au lieu de m’épuiser à nager à « contre-courant ». Par exemple au lieu de te répéter 50 fois que tu vas rater l’évènement auquel tu étais inscrit ou inscrite, tu vas pouvoir te dire que tu mérites mieux que de resasser et passer à la suite, une suite avec davantage de bienveillance.
. Aller plus rapidement vers les prochaines étapes qui te conduiront à mieux vivre la période de la guérison et à revenir à l’entrainement bien préparé.
En gros, au lieu de rester dans ma souffrance, la bienveillance m’invite à mettre des actions en place et donc à avancer.

Alors ici, juste deux bémols :
. Premièrement, une certaine dose de souffrance secondaire, tourner parfois en boucle est OK, surtout au début et suivant les personnes, prendre du recul sera plus ou moins facile. Donc inutile de s’autoflageller si parfois on tourne un peu en boucle mais par contre, il faut éviter que cela devienne un mode de fonctionnement. Trouver activement des solutions pour en sortir.
. Deuxièmement, dans la case « je ressasse », il y a le « Pourquoi moi ? ». Si on se demande « Pourquoi moi ? » en se disant que c’est la malchance, que la vie est injuste, etc… ce n’est pas très productif. Par contre bien sûr que la question « Pourquoi moi ? » est intéressante si elle conduit à analyser les erreurs qu’on a fait dans son entrainement, sa récupération ou son hygiène de vie afin de les améliorer et éviter de refaire les mêmes erreurs. Mais cela doit être fait à tête froide, reposée, avec objectivité donc pas sous le coup des premières émotions. Donc le « pourquoi moi ? » est important mais à condition qu’il serve à trouver les bonnes réponses et au bon moment. Et je te renvoie vers l’épisode précédent qui traite justement de l’analyse des erreurs et même pourquoi avant de les faire !

- Troisième atout de la bienveillance :elle nous apprend à être attentif à nos ressentis et plus à l’écoute du corps.
C’est important dans la gestion de la blessure, c’est même ce qui va te permettre d’avancer au bon rythme. Et c’est bien sûr très important dans la gestion des entraînements et de la récupération une fois la blessure passée. En étant bienveillant, je vais vouloir prendre soin de moi et comprendre ce qui est bon pour moi. Et l’écoute du corps va devenir quelque chose qui a du sens. Un corps esclave ce n’est pas bon pour toi, ça ne t’amène pas vers ton bien-être, du moins pas à long terme… Alors je te sens te figer : oui mais si je m’écoute trop, est-ce que je vais finir par me fossiliser sur mon canapé ? On en reparle tout à l’heure !

- Un quatrième atout important : En étant bienveillant avec toi-même, tu vas faire diminuer le flux de tes pensées négatives et faire baisser ton niveau de stress.
Si tu t’adresses à toi avec un peu plus de douceur, tu verras que tes pensées vont probablement moins s’emballer. En fait c’est comme quand on te parle : Le stress est-il plutôt généré par un ton et des paroles agressives ou douces ? Qui te stresse le plus : quelqu’un qui ne voit que ce que tu- as fait de négatif ou quelqu’un qui fait preuve de gentillesse et de tolérance avec toi.
Alors le but n’est bien sûr pas de nier que peut-être tu as des choses à améliorer pour ne plus te reblesser mais le but est de faire cette analyse sans rajouter la couche de souffrance secondaire dont je te parlais, avec sérénité. Or, c’est quelque chose que je dis souvent mais je trouve qu’il est bon de le rappeler : le stress est un facteur qui impacte négativement la guérison et qui augmente le risque de se reblesser ! Donc si plus de bienveillance = moins de stress, plus de bienveillance = une guérison plus rapide et moins de risque de se blesser à nouveau.
Je ne dis pas que c’est la solution miracle mais comme dans une recette, chaque ingrédient est important pour optimiser la gestion de la blessure.

- Et justement, j’en viens au dernier atout de la bienveillance que j’ai listé : Mettre en place des actions adaptées.
Revenons à l’image où quelqu’un te crie dessus… Crois-tu que ces conditions vont te permettre de prendre les meilleures décisions ? Moi pas en tous cas… En général, si on fait preuve d’agressivité à mon égard, naturellement soit je me fige, soit je vais réagir directement ce qui n’est pas idéal pour répondre de la manière la plus adaptée. Mais c’est une des choses sur laquelle le Yoga m’a vraiment fait progresser d’ailleurs ! Je suis beaucoup moins dans la réaction « à chaud » et plus dans la mise en place d’une réponse adaptée.
En étant bienveillant avec toi-même, en arrêtant de t’auto-flageller, en t’accordant de vivre des moments de douceur où tu prends soin de toi, ton mental va y voir beaucoup plus clair. Tu éviteras de rester « figé(e) » ou alors de partir dans tous les sens ! Ce sont donc de bien meilleures conditions pour mettre en place les actions justes, pour décider ce que tu peux faire pour aller mieux pendant la période de la blessure, ce que tu peux faire pour peut-être même profiter de cette période, ce que tu peux mettre en place pour revenir en sécurité à l’entrainement et ne plus te reblesser…


3- C’est le moment d’aborder le troisième point, un point qui me tiens à cœur et qui te tiendra aussi probablement à cœur : Comment faire pour que la bienveillance ne rime pas avec complaisance ? Par quoi doit-elle être équilibrée pour prendre toute sa dimension ?
Je reformule : Mais si j’applique la bienveillance à gogo, alors autant rester dans mon canapé toute la journée à regarder des séries en mangeant du Nutella…
Alors déjà, rester dans ton canapé toute la journée à regarder des séries en mangeant du Nutella n’est pas un drame si ce n’est pas ce que tu fais majoritairement de ton temps !! Mais surtout rester dans ton canapé toute la journée à regarder des séries en mangeant du Nutella n’est pas être bienveillant avec toi-même.
Être bienveillant c’est prendre soin de soi et dans ce cas, ce n’est pas exactement ce qui se passe…
Être bienveillant c’est trouver le juste équilibre pour avancer à son rythme, avec fluidité et légèreté et ce n’est donc pas se scléroser et finir fossilisé(e) dans son canapé. Donc en soi Ahimsa, la bienveillance, la non-violence, est un guide sage mais qui n’a pas pour vocation de t’incruster dans ton canapé ! Au cas où tu aies encore des doutes, saches qu’il existe une deuxième notion intéressante pour équilibrer Ahimsa, la bienveillance. Je ne la détaillerai pas ici mais je vais l’évoquer quand même.

Il s’agit d’une règle de vie yogique appelée « Tapas ».
Elle appartient à la deuxième branche du Yoga dont je te parlais, les règles de vie personnelles, les Niyamas. «Tapas » correspond (et je t’épargne la blague sur l’apéro espagnol même si j’y pense très fort) à la « Persévérance », la « Rigueur », la « Discipline ». Forcément, trouver l’équilibre entre Ahimsa, la bienveillance et Tapas, la rigueur est une clé pour avancer de manière sereine dans son sport mais plus généralement dans sa vie. Tout l’équilibre consiste à faire la différence entre la « flemme » et un vrai besoin de repos… Et à la lumière de la bienveillance juste, pas de la complaisance mais de la bienveillance qui a pour ambition de prendre soin de soi, alors cet équilibre peut être trouvé et c’est essentiel car cet équilibre est gage de progrès sportif sans se reblesser !

4- Et d’ailleurs, revenons à cette bienveillance pour évoquer un nouveau point et répondre à la question : Comment la mettre facilement en pratique dans le quotidien et dans sa pratique sportive ?
J’ai listé quelques idées actionnables pour inviter la bienveillance dans ta vie. Et encore une fois, la première des bienveillances est de ne pas se juger si cette bienveillance prend du temps à se mettre en place, s’il y a des hauts et des bas.
- Ma première idée est d’observer son dialogue intérieur : Note à chaque fois que ta voix intérieure n’est pas sympa.
Tu peux même lui donner un nom… Moi je l’ai appelé Gertrude mais à toi de voir ! Le but est de prendre conscience que peut-être Gertrude l’ouvre un peu trop. Progressivement tu pourras la faire taire, en lui disant simplement qu’elle n’est pas bénéfique et que tu n’as pas besoin qu’elle se manifeste ! Et pourquoi pas même reformuler pour que Gertrude devienne progressivement une voix sympa qui te soutient au lieu de t’enfoncer.
Ma Gertrude pointe assez souvent le bout de son nez et en plus, elle radote… Elle aime bien me dire « Mais quelle nulle… ». C’est sa phrase fétiche.. Et j’ai appris à lui dire qu’elle ne détenait pas la vérité absolue et que non, je n’étais pas nulle mais je faisais au mieux, avec ce dont je disposais à l’instant t, même si je n’étais pas parfaite. Donc rabats son caquet à ta petite voix négative, elle ne te sert à rien et surtout ce qu’elle dit n’est pas objectif.
C’est un travail qui peut être long, je te l’accorde. J’y consacre d’ailleurs plusieurs exercices dans mon programme avec en particulier un travail autour de l’utilisation des mots. Pour faire taire Gertrude ou si elle te parle pour la transformer en voix qui va te donner confiance et non l’inverse ! Sois attentif au vocabulaire que tu utilises, c’est un peu ton ambiance interne et une ambiance interne tendue ne va pas t’aider à guérir plus vite !

- Ma deuxième astuce est simple:
Elle s’applique lorsque tu doutes que l’action que tu mets en place est judicieuse. Pose-toi la question : Est-ce que je conseillerais à quelqu’un que j’aime d’agir ainsi ? C’est vraiment intéressant pour prendre du recul par rapport à ce qu’il est judicieux ou pas de faire… Par exemple tu n’as pas envie de faire ta séance de Kiné. Tu veux être bienveillant avec toi-même et tu ne sais pas si tu devrais t’écouter et zapper la séance… Que conseillerais-tu à un ami blessé ? Oui, tu lui conseillerais d’être assidu à ces séances pour guérir plus vite. Oust la vieille flemme, c’est parti pour la séance !

- Pour faire preuve de bienveillance, une autre piste est de se permettre de ne pas être parfait.
Je répète « Tu n’as pas à être parfait ou parfaite » ni même à vouloir l’être ! Une phrase que je me répète souvent est « Mieux vaut fais que parfait ». Cela me pousse à agir et à surmonter mes peurs. C’est un moyen de passer à l’action au lieu de rester tétanisée. Pendant la période de la blessure, il est facile de se sentir incomplet ou incomplète, imparfait ou imparfaite et il est donc indispensable de prendre du recul par rapport à la perfection qu’on vise. Respire juste et tout va bien se passer : ça ne sera pas parfait, en tous cas pas la perfection telle que tu la visais peut-être avant la blessure, pas la perfection linéaire que tu escomptais… Oui, il y ce petit détour, ta blessure, mais tu vas apprendre plein de choses. J’ai noté une citation de Gandhi que j’ai envie de te partager : « Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait 10 fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même ». Et la blessure peut être un bon point de départ pour ce voyage !

- Quatrième idée actionnable: Planifier, j’ai bien dit planifier (sur ton agenda !) du temps pour toi.
Et cela rime peut-être avec enlever des choses de ton agenda. Et oui, pour avoir du temps pour l’essentiel, prendre soin de toi, il faut faire de la place et balayer ce qui n’est pas essentiel… Pour avancer avec bienveillance et légèreté, il est important de se délester de ce qui pèse ! Dans nos agendas y compris ! Bien sûr que tu ne peux pas tout éliminer sous prétexte que tu n’es pas motivé(e) à le faire mais je suis sûre que tu pourras noter au moins une chose qui te pèse à enlever de ton emploi du temps, sans que le monde ne cesse de tourner.
Ça peut être des choses toutes simples comme arrêter de repasser les chaussettes (oui, oui, je connais pas mal de gens qui repassent les chaussettes… Si c’est une activité qui te met en joie, continue mais si tu trouves ça lourd, et bien arrête… ou délègue, pourquoi pas ?)
Une autre idée est de faire un bilan de ta pratique des réseaux sociaux : serait-il temps de faire une petite détox ? Ce temps que tu passes peut-être à scroller, ne pourrais-tu pas le passer à faire quelque chose qui te ressource ? Là encore, c’est un sujet à part entière mais ça vaut le coup d’y réfléchir…
Là encore, si tu as besoin de davantage de guidage dans cette étape, tu trouveras des exercices autour de ça dans mon accompagnement.
Et puis je t’annonce qu’il va peut-être falloir apprendre à dire non ! Par exemple, tu vois la copine qui t’appelles une fois tous les 2 mois pour se plaindre et qui t’oublie quand tout va bien, qui ne prends même pas la peine de savoir si toi, tu vas bien ? Pourquoi ne pas prendre la résolution de lui dire la prochaine fois qu’elle t’appelle pour déverser ses ondes négatives, que tu n’as pas le temps ?
Bref, le point important ici est de fixer tes objectifs essentiels, ceux qui te font vraiment vibrer pour pouvoir ensuite faire des choix éclairés et faire de l’espace dans ton agenda pour prendre soin de toi (Cela peut-être méditer, te balader, lire, t’inscrire à un cours de théâtre, peindre…). On retrouve en Yoga cette idée avec les intentions, qu’on peut déposer en début de pratique et qui peuvent nous accompagner au quotidien, comme une boussole.

- Avant-dernière idée pour faire preuve de bienveillance envers soi-même : Définir une phrase ou un mot qui te motive, te rappelle tes intentions.
Un peu comme un mantra. Ce mot ou cette phrase sont là pour te faire du bien quand tu en as besoin. Cela peut-être une phrase autour de la bienveillance bien sûr: Par exemple « je suis bienveillant avec moi-même car je le mérite » ou « Je m’autorise à ne pas être parfait ou parfaite »… Je ne suis pas fan de la pensée positive, en tous cas pas de manière brut, et du « Je vais bien, tout va bien », mais des piqures de rappels sur nos intentions ou certaines bases qu’on s’est fixées sont des aides qui nous propulsent dans la bonne direction.

- La dernière idée pour faire preuve de bienveillance envers soi-même est d’être bienveillant avec… les autres !
Et oui, non seulement, c’est un bon exercice car en apprenant à être bienveillant avec les autres, on se permettra de l’être avec soi-même (l’inverse peut d’ailleurs être vrai également puisque quand on est bien avec soi-même, il est plus facile de l’être avec les autres. Bref, c’est un cercle vertueux !).
Mais surtout, en étant bienveillant avec les autres, la plupart du temps, les gens seront bienveillants en retour. Alors, bien sûr, tu rencontreras des gens pas sympas pour qui le mot bienveillance n’est qu’un lointain concept mais tu augmenteras la probabilité que les gens adoptent une attitude bienveillante envers toi. Et puis quoi qu’il en soit, il a été prouvé, notamment via des recherches en psychologie positive, que lorsqu’on agit de manière bienveillante, la personne qui reçoit la bienveillance ressent des émotions positives mais celle qui offre cette bienveillance en ressent encore plus ! Donc ce serait dommage de s’en priver.


C’est le moment de résumer le contenu de cet épisode et de te donner également une dernière réflexion. Avant cela, si tu choisis d’intégrer un peu de bienveillance dans ton quotidien, je serais ravie que tu me fasses un retour sur ton ressenti, alors n’hésite pas à m’envoyer un mail ou un message sur les réseaux ! Cela me fera très plaisir ! Tu peux aussi t’inscrire à ma newsletter, c’est un bon moyen d’échanger autour d’une thématique, de manière bimensuelle. Et oui, tu vois moi aussi, je suis bienveillante avec moi-même, je me permets de n’écrire ma newsletter que tous les 15 jours parce que je sais que ce rythme me convient bien pour le moment même si en théorie, les newsletters sont souvent envoyées de manière hebdomadaire…

Nous avons parlé de bienveillance, une notion parfois sous-estimée, voire moquée mais qui pourtant permet de mieux traverser la période de la blessure. Et cela vaut même le coup de l’intégrer à sa vie une fois la blessure guérie. Le fait d’être bienveillant envers soi-même permet en effet, de cheminer plus rapidement à travers plusieurs étapes de la blessure : la lucidité et l’acceptation. C’est également un atout pour apprendre à écouter son corps et à faire diminuer son stress : et ça c’est top car ce sont des facteurs prédictifs d’une guérison plus rapide et d’une probabilité plus faible de se reblesser. Enfin, à la lumière de la bienveillance, tu y verras plus clair pour mettre en place les actions justes pour toi dans le futur. Concrètement, il existe des actions pour faire de la place à cette bienveillance dans nos vies : être attentif au ton de notre dialogue intérieur pour éviter qu’il ne nous plombe, se demander ce que l’on conseillerait à un ami que l’on aime ou encore se permettre d’être imparfait ou imparfaite. Une autre idée est de planifier sur son agenda du temps pour soi, notamment en faisant de la place dans son planning. Définir une phrase qui nous rappelle nos intentions, comme une boussole, est également une action qui peut permettre de ramener de la bienveillance et de la justesse dans nos vies. Enfin, être bienveillant avec les autres, ça fonctionne ! Et ne t’inquiète pas, la bienveillance ne signifie pas que tu vas finir par te fossiliser dans ton canapé à force de t’écouter car tout son intérêt est qu’elle peut être équilibrée par la persévérance et la rigueur dont, je suis sure tu sais faire preuve en tant que sportif !

Une dernière chose que je voulais ajouter c’est que la bienveillance peu t’amener peu à peu à t’aimer davantage et à prendre confiance en toi. A t’aimer quelles que soient les circonstances, inconditionnellement et à agir malgré les difficultés. Et ça c’est un réel atout dans ta pratique sportive et plus généralement dans ton quotidien. Alors n’hésite pas à saupoudrer ton quotidien d’un peu de poudre de bienveillance, il n’en sera que plus savoureux !

Je te laisse méditer là-dessus et je te remercie du fond du cœur de m’avoir écouté. A très bientôt ! Ciao ciao

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